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Si je ne pouvais pas le lui dire, je le lui écrirais. Si je ne pouvais le lui écrire, je le lui ferai savoir par mon regard. Si je ne peux le lui transmettre comme ça, elle lirait dans mes pensées .. Je T'aime

Si je ne pouvais pas le lui dire, je le lui écrirais. Si je ne pouvais le lui écrire, je le lui ferai savoir par mon regard. Si je ne peux le lui transmettre comme ça, elle lirait dans mes pensées .. Je T'aime
Je traversais la pièce remplie de convives quand soudain, je l'aprerçus : cette femme qui se tenait devant mes yeux, cette dame qui riait avec la même joie qu'auparavant, je pensais ne plus jamais la revoir : je m'étais trompé.

En effet
, cette apparition fut un choc pour moi, moi qui avais gardé une image si fraîche, si jeune de celle que j'avais tant admiré, de celle avec qui j'avais tant partagé. L'étourdissment lié à cette rencontre fut bref d'autant plus qu'il s'apparentait davantage à un éblouissement devant tant de beauté. Je me mis à l'écart afin de mieux l'observer, car elle ne m'avait pas remarqué. On eût dit un ange, dans sa robe blanche, empreinte de lumière et de candeur. Je l'avais connue blonde, et désormais ses cheveux étaient simplement plus pâles, en accord avec son teint, mais ils n'avaient en rien perdu de leur éclat unique. Ils tombaient toujours gracieusement sur ses épaules, semblables à des filaments de lin, procurant à son visage une sensation de pureté. On pouvait lire dans ses yeux que malgré toutes les épreuves vécues et à vivre, elle resplendirait pour l'éternité, car son être tout entier respirait la grâce. Ses yeux d'un bleu clair comme le ciel, parcouraient le monde autour d'elle à la recherche d'une nouvelle joie à découvrir, cherchant à chaque instant ce qui pût encore l'étonner. Le fait qu'elle eût vieilli m'importait peu, car j'étais stupéfait de la retrouver après tant d'années. Elle était là, et je me disais que je ne me lasserai jamais de ce portrait si parfait encore de mon premier, sûrement de mon seul réel amour.

Ell
e se tourna et fit quelques pas dans ma direction, mais toujours sans me voir. Je pus l'admirer plus précisément tandis qu'elle discutait. Cette longue robe dont elle s'était vêtue, j'avais l'impression qu'elle n'était faite que pour elle, que jamais personne ne pourrait prétendre la porter avec tant de grâce. De la même manière, je m'imaginais que les ailes d'un ange n'appartiennent qu'à lui-même ... Quand elle marchait, on pouvait deviner sous les grands plis de ses jupes de petits souliers blancs qui soulignaient sa démarche aérienne, puisque seules les pointes devenaient visibles : c'était comme si elle glissait au-dessus du sol. Elle arborait une parure de diamants qui brillaient de mille feux, mais qui me paraissaient ternes à côté de l'éclat que j'avais un jour pu cueillir dans ses yeux. Chaque seconde qui passait, je découvrais une nuance de plus, un infime changement que lui avait apporté la vie ; içi une petite cicatrice, là une manière de se tenir ou encore içi une expression du visage que je ne connaisssais pas encore. Le son de sa voix m'envoûtait, ses éclats de rire m'enivraient ... Je m'étais presque surpris à vouloir l'apprendre par coeur à nouveau, mais étant prudent des ravages de l'amour, je me levai de la chaise où je m'étais installé.

Cette dame, si belle autrefois de son innocence et aujourd'hui de son âge se tourna à nouveau, en riant. J'avais, sans le vouloir, attiré son attention, et j'obtins ce que jamais je n'aurais osé demander : elle croisa mon regard, se figea, et sourit. Elle m'avait reconnu.
Baccalauréat 2008

# Posté le lundi 28 juillet 2008 06:04

Modifié le lundi 19 janvier 2009 14:52

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